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. Photographismes Le mélange des deux techniques, photographique et informatique, a donné naissance à un nouveau courant d'expression. La liberté de puiser dans la matière photographique, pour ensuite la transformer et lui donner un autre sens, sort du cadre de la photographie et laisse libre cours à la création, au moyen de l'outil informatique. Le principe d'écrire avec la lumière reste présent. |
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Orientation |
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Je pratique la photographie en amateur depuis 1973. Ce n’est que très récemment, en 2006, que j'ai commencé ce travail d’extrapolation de mes prises de vue en images recomposées. Le numérique se prête parfaitement à ces manipulations. Si l’outil est bien un ordinateur, le regard au moment de la prise de vue est bien vivant et déterminant. La plupart des images sont assemblées à partir de photos provenant d'un même lieu. Cette recomposition raconte alors une autre version, une autre vision, toutes deux bien ancrées dans l'émotion ressentie sur place. Ensuite au sein du laboratoire se créent de nouvelles images. Ces mises en scène de détails s’assemblent au gré de leurs envies pour modifier la réalité. Mes assemblages sont spontanés. La technique se rapproche de la façon de faire de certains collagistes… mais ici, il n’y a ni papier ni colle. La palette et la matière première dont je dispose proviennent de ma banque d'images photographiques personnelle. C’est là que je puise les éléments qui sont ensuite manipulés dans le creuset du logiciel et qui dansent à l’écran la sarabande des pixels. L'image n'est pas préconçue, elle se révèle au fur et à mesure, découper, superposer les couches de calques, coloriser, triturer formes et couleurs. Ce n’est pas un projet de photographe, mais un cocktail de photo & graphisme. Du traditionnel vers le numérique et inversement, il y a de bien belles balades à faire. La lumière passe par l'objectif puis le capteur de l'appareil photo, au sens traditionnel du terme il s'agit bien d'une captation photographique. Ensuite je me plie aux stimulations, aux sensations que l'image me procure pour lui donner un autre sens. Le propos est de raconter une histoire visuelle et virtuelle, comme toutes les histoires le sont et pas seulement celles qui seraient sorties d’un ordinateur. L'être humain est quelquefois représenté dans mes images, dans d'autres il n'est pas visible mais il est toujours présent. Parfois, il apparaît de façon suggérée, comme dans les "portraits artificiels" issus d'éléments naturels qui sont ensuite déformés. Ces anthropomorphismes, non religieux, me disent que nous sommes pétris, façonnés par une nature qui nous dépasse et dont nous sommes une parcelle. Dans la plupart des images l'humain est présent par anticipation de la présence et du regard de celui qui va les découvrir. Plus sûrement encore, il est présent dans la façon de regarder les choses, propre à chacun d'entre nous. C'est dans ce mouvement objet-perception-transformation que je trouve mon lien avec le naturel. Ce dialogue, volontairement épuré de connotations ésotériques ou symboliques est un chemin vers la découverte de soi et donc de l'autre. |
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. Tranumérique Il y a quelquechose de très respectueux dans ce néologisme, encore peu usité. Deux aspects au service d'une même cause. D'une part, le traditionnel, qui véhicule cette notion de savoir faire, de préservation du passé, qui nous a nourri, mais aussi de ses influences sur notre devenir en temps qu'acteur créateur. D'autre part, le numérique qui est "virtuel", volatile et fragile puisqu'il n'existe que dans la "matrice informatique". Le résultat de cette union n'en est pas moins une réalité et une nouvelle forme d'expression. |
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